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TOUT « APPRENANT » EST NÉCESSAIREMENT AUTODIDACTE
(ce qui signifie qu'il doit essentiellement se comporter comme s'il était son propre professeur).

Dernière modification de cette page : vendredi 3 février 2017
 

 
 Aucun savoir, aucun savoir-faire, ne peut être simplement « transmis » à quelqu'un sans qu'il prenne une part active à son acquisition. Tout apprentissage ne peut être qu'une « reconstruction », pour soi-même et par soi-même. Toute acquisition véritable est « assimilation » (rendre « semblable » à soi). Aucun progrès ne peut être réalisé sans une « appropriation » de la chose à apprendre qui nécessite un travail personnel réfléchi, méthodiquement organisé, patient et persévérant, mobilisant toutes les ressources de la personnalité. Ce travail personnel est indispensable et il exige du temps.

 De façon générale, en France, dans notre enseignement, quelle que soit la discipline, le nombre d'heures de cours est, à notre avis , beaucoup trop élevé et ne laisse pas assez de temps au travail personnel des élèves. C'est surtout le temps que l'élève peut consacrer à l'étude, hors des cours, sans professeur, qui est fécond.

 « L'apprenant » doit toujours être son propre pédagogue. Cela ne signifie pas qu'un bon professeur soit inutile mais il faut bien comprendre ce que peut et doit être le rôle d'un « bon professeur ». Dans ce qui est quelquefois appelé le « triangle didactique » qui schématise les interactions entre l'objet d'apprentissage, le professeur et l'élève, le rôle du professeur est essentiellement de médiation : le professeur ne transmet pas à proprement parler un savoir ou un savoir-faire, il ne peut qu'aider l'élève à se l'approprier. S'agissant de l'apprentissage du violon, on peut lire par exemple dans une page de 'Wikipedia' consacrée à David Oïstrakh  : « Sa chance sera son premier professeur, Piotr Solomonovitch Stoliarski. Partisan de l'autonomie, Stoliarski ne jouait que rarement, préférant laisser ses élèves appréhender et résoudre les difficultés par leurs propres moyens ».

 Cela n'est pas sans rappeler d'une certaine façon les Propos sur l'éducation  du philosophe Alain :
  • « Il n'y a de progrès, pour nul écolier au monde, ni en ce qu'il entend ni en ce qu'il voit, mais seulement en ce qu'il fait. »
  • « Si le maître se tait, et si les enfants lisent, tout va bien. »
 La plupart du temps, « l'apprenant » se retrouve seul, confronté à ses difficultés et à son travail. La pédagogie du professeur (quand professeur il y a) vaut donc essentiellement ce que vaut l'aide que les outils qu'il propose sont en mesure d'apporter à cet « apprenant », hors de sa présence.

 S'agissant de l'enseignement de la musique, en France, par rapport au nombre d'élèves de l'enseignement primaire et secondaire (écoles, collèges et lycées), le pourcentage des inscrits (tous instruments) dans un conservatoire ou une école de musique agréée est de l'ordre de 2% (estimation faite en 2001 et cela ne s'est certainement guère amélioré depuis). Comment (pour ne se préoccuper que de l'instrument qui est vraisemblablement parmi ceux des plus difficiles à maîtriser), apprendre à jouer du violon si, pour une raison ou pour une autre, on n'a pu, dans l'enfance ou l'adolescence, faire partie de cette affligeante minorité ?

 Conditions d'apprentissage du violon (et de la musique en général) 

 On dispose de nos jours d'un certain nombre d'outils très utiles (accordeurs, métronomes, ordinateur, vidéos didactiques, logiciels divers, lecteur de CD audio, dictaphone, sourdines...) pour apprendre en autodidacte à jouer du violon et se perfectionner.

 Voir en particulier la page « Une méthode de travail artisanale »  mais aussi d'autres pages du présent site internet, par exemple : « Suggestion d'une méthode de travail pour l'obtention d'une sonorité optimale » .