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Le violoniste amateur autodidacte
Tenue du violon
[Voir aussi « Tenue de l'archet » ]

Dernière modification de cette page : jeudi 27 avril 2017.
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RAPPEL : il peut arriver qu'une vidéo (au format FLV) prévue sur ce site internet ne se dispose pas correctement à l'écran. Dans ce cas, il faut (après avoir activé une première fois la vidéo) réactualiser l'affichage. En général par la touche F5 à utiliser éventuellement plusieurs fois jusqu'à l'obtention du bon centrage du petit triangle blanc dans le rectangle noir où doit apparaître la vidéo.
 


VIOLON POUR DROITIER ET VIOLON POUR GAUCHER ?

 

 Certains prétendent que, si l'on est gaucher, il faut utiliser un violon inversé (cordes, chevalet, âme, barre d'harmonie...) et tenir l'archet de la main gauche.

 Nous pensons (même si cet avis peut nourrir une polémique) que c'est rendre inutilement encore plus compliqué l’apprentissage de cet instrument. Au violon, la main droite comme la main gauche exigent de la dextérité. Un gaucher devrait donc pouvoir jouer avec un violon normal. On peut lire, sur un forum, cette intervention qui nous paraît pertinente d'un professeur de violon : « Contrairement à ce que l'on pourrait penser, apprendre le violon en droitier est plutôt un avantage pour un gaucher. En effet, le gaucher aura en moyenne une adresse (pour la main gauche) supérieure à celle du droitier... La justesse viendra en moyenne plus rapidement pour un gaucher... Le coup d'archet risque d'être par contre plus ferme et il faudra sans doute travailler davantage le relâchement... ».

 Nous pensons aussi que jouer avec un violon inversé peut nuire à l'harmonie visuelle de l'ensemble instrumental, la présence d'un tel violoniste pouvant attirer de façon que l'on peut trouver dérangeante l'attention du public et gêner les autres violonistes jouant avec un violon normal.

 Pour notre part, le seul violoniste jouant avec un violon inversé que nous avons rencontré était adepte de la musique cajun  et ne jouait pas dans un orchestre de musique classique. Et la seule vidéo que nous avons trouvée sur 'Youtube' d’un violoniste jouant avec un violon inversé est la suivante :
'www.youtube.com/watch?v=j1Kh8_OIJRM&list=RDj1Kh8_OIJRM#t=86' .
 


COMMENT TENIR SON VIOLON ?  

 Cette courte phrase, lue sur un forum, nous paraît bien résumer comment, pour ce qui est essentiel, tenir correctement son violon : « Le violon ne doit pas être coincé entre l'épaule et le menton, il doit être posé sur la clavicule et maintenu par le bras gauche ».

 Si l'on observe jouer un bon violoniste (voir Renaud Capuçon par exemple dans la vidéo ci-contre), on peut en effet constater que le violon n'est pas serré entre épaule et menton, même quand la main gauche doit descendre en position. Toute la difficulté, pour nous en tout cas, a été (et est encore parfois) de parvenir à tenir le violon de telle façon qu'il ne quitte jamais son assise sur la clavicule, et cela sans avoir à serrer fortement le violon avec le menton.
   

 Serrer inutilement l'instrument est un défaut qui nuit énormément à l'aisance naturelle du jeu du violon et à la sonorité de l'instrument. On peut se demander pourquoi cette mauvaise habitude peut naître. Pour notre part, cela remonte à l'enfance. Le professeur de violon pouvait, sans poser son violon, manipuler les pages d'une partition en utilisant ses deux mains et cela nous paraissait être un exploit que nous devions nous efforcer d'imiter en serrant efficacement (pour l'empêcher de tomber) notre violon (un violon 3/4 que nous avons conservé comme une relique). Nous ne comprenions pas que cette posture exceptionnelle ne devait surtout pas être adoptée pendant le jeu.
 

ÉPAULIÈRE ET MENTONNIÈRE  

 Voir plus bas : choix de l'épaulière et de la mentonnière.

 L'épaulière. Le vide anatomique laissé entre le corps et le dessous de l'instrument est normalement comblé par un accessoire de forme variable appelé « coussin » ou « épaulière » ou « barre » qui facilite le jeu du violon. De façon générale, il est objectivement plus difficile de jouer sans cet accessoire. Jouer sans coussin conviendrait mieux aux musiciens au cou court mais les violonistes qui sont grands et minces ne peuvent guère s'en passer.

 La mentonnière. L'épaisseur du violon est d'environ 3 à 4 cm et, avec une mentonnière classique, l'épaisseur totale est souvent moins importante que la distance entre le menton et la clavicule. Il peut être conseillé, si l'on a un cou plutôt long, d'utiliser une mentonnière haute qui remplit mieux l'espace entre le menton et la clavicule. Le menton doit être posé sur la mentonnière avec juste assez de pression pour empêcher le violon de glisser. On verra plus bas que le réflexe (à acquérir) qui revient à lever le coude gauche au moment d'un démanché descendant et à l'abaisser au moment d'un démanché ascendant peut faciliter le maintien de l'instrument à sa bonne place sur la clavicule.
 


TROIS VIDÉOS UTILES  

 La première vidéo, intitulée « Comment tenir le violon », reproduite ci-dessous (source : 'matvpratique.com' ) donne de bons conseils. En particulier, les explications quant à la façon de positionner le violon sur le cou nous ont aidé personnellement à bien placer le violon correctement sur la clavicule.
 


 La deuxième vidéo, du même auteur, intitulée « Sans coussin », reproduite ci-dessous (source : 'https://www.youtube.com/watch?v=8oBlbCZ5NgI' ), est aussi très intéressante. Elle explique pourquoi il peut être utile de jouer temporairement, de temps en temps, sans épaulière (ou coussin) : cette façon de jouer (inhabituelle pour la plupart des violonistes) procure des sensations qui permettent à l'apprenti violoniste d'acquérir ou de consolider de bons réflexes.
 



 La troisième vidéo (source : 'https://www.youtube.com/watch?v=yBvui-2Cv_4' ), intitulée « L'art du démanché », toujours du même auteur, reproduite ci-dessous, est également intéressante.
 



MOUVEMENT VERTICAL DU VIOLON PENDANT UN DÉMANCHÉ  

Les remarques données dans la deuxième vidéo auraient pu donner lieu à des conseils utiles pour ce qui fait l'objet de la troisième vidéo. En effet, pour les démanchés, on peut avoir tendance spontanément (quand on joue normalement, avec coussin), à abaisser le violon quand on descend en position et à l'élever quand on monte en position. Cela peut paraître a priori tout naturel.

En fait, les deux petites expériences suivantes, en permettant de bien visualiser les positions relatives du manche du violon et du coude gauche font comprendre que c'est l'inverse qui doit se produire.
  1. Si l’on est assis devant une table et que l’on pose sur la table devant soi le coude gauche (qui, ainsi immobilisé, ne peut ni monter ni descendre) et si l’on allonge l’avant bras, on voit que la main s’abaisse (se rapproche du plan de la table). Si, à l’inverse, on plie l’avant-bras vers le bras, la main s’élève (s’éloigne du plan de la table). Empêcher le coude de monter ou de descendre permet ainsi de visualiser la variation de hauteur de la main gauche, donc du manche du violon, pendant un démanché (et aussi pendant un vibrato).

  2. Si l'on joue du violon en appuyant l'instrument contre une paroi verticale , le coude gauche n’est plus immobilisé, c'est la hauteur de la main gauche qui est devenue fixe. Dans ces conditions, quand on monte en position, c’est le coude qui, tout mécaniquement, s’abaisse. Inversement, quand on descend en position, le coude s’élève.
Quand on joue normalement, la hauteur du coude et celle de la main sont libres. Quand on fait un démanché (ou un vibrato dit du bras), si la hauteur du violon demeure inchangée (par exemple si le violon reste horizontal), le coude doit s'abaisser quand on monte en position et s'élever quand on descend en position. Si c'est la hauteur du coude qui reste la même, c'est le manche du violon qui s'abaisse quand on monte en position et s'élève quand on descend en position. S’il n’est pas encore devenu un réflexe, ce mouvement doit être un acte conscient et volontaire.

Pour assurer une stabilité de l'instrument, stabilité favorable à la justesse et à la qualité du son, il faut que ce geste d'abaissement ou d'élévation du coude gauche ou du manche du violon permette de compenser l'effet indésirable provoqué par la dynamique du démanché. Il doit donc se produire assez rapidement et au moment du démanché. D'après la deuxième vidéo, quand on joue sans coussin, on parvient à faire cela sans même y réfléchir, parce qu'on ressent davantage l'effet dynamique à compenser.

C'est surtout quand on descend en position que le problème peut se poser : le violon a tendance à glisser vers l'avant et à quitter son assise sur la clavicule. Si cela se produit, le violon devient alors instable et la position des doigts de la main gauche devient aléatoire. Le fait, à l'instant où l'on descend en position, de penser à élever le coude gauche (la main demeurant à la même hauteur) ou à élever la main gauche (le coude demeurant à la même hauteur), même si cette élévation est peu perceptible pour un obervateur extérieur, aide à maintenir l'instrument en bonne place.

Quand on change de position, l'abaissement ou l'élévation du coude gauche (la main gauche restant à la même hauteur) ou de la main gauche (le coude restant à la même hauteur) doit devenir un réflexe. Pour notre part, pour acquérir et consolider ce réflexe, nous nous efforçons d'appliquer ce qui figure dans l'encadré ci-dessous. Mais à chacun de trouver ce qui lui convient le mieux et donne le bon résultat.
 

 En règle générale, tant que ce mouvement compensateur ne se produit pas automatiquement, on doit penser à élever le violon quand la main gauche descend vers une position plus basse et à abaisser le violon quand la main gauche monte vers une position plus haute. Le mouvement d'élévation ou d'abaissement du violon peut être discret et d'amplitude très faible (on peut avoir assez curieusement l'impression que le fait de penser simplement ce mouvement suffit). Chacun doit s'efforcer de définir et de ressentir pour lui-même (et en fonction des caractéristiques de la phrase musicale à jouer) ce qui convient le mieux. L'important est que ce mouvement se produise en même temps que le démanché et qu'il suffise, sans crispation, à empêcher un déplacement incontrôlable de l'instrument : le violon doit rester stable et posé sur la clavicule du violoniste.

 Pratiquement, on peut essayer (sous réserve d'adaptations que l'on peut ressentir comme nécessaires) d'adopter le comportement suivant : tenir le violon horizontal en première position, penser à l'abaisser quand on monte dans une position plus haute, penser à le remonter à l'horizontale quand on revient en première position. C'est en tout cas ce que nous nous efforçons de faire et cela a produit une certaine amélioration de notre jeu.

 Dans cette optique, à titre d'exemple, le travail en boucle de la phrase musicale ci-dessous peut être utile (« vrai démanché »(1) en 2e position puis retour en 1e position) :




(1) Remarque : on pourrait évidemment choisir ici d'adopter le « demi-démanché ». Mais ce serait alors un tout autre exercice : « Le demi-démanché est une technique pour changer de position en éliminant le démanché. Elle est fondée sur les extensions – et à l'occasion sur des contractions – suivies d'un réajustement de la main... Le doigt se place en s'étirant (ou en se contractant) et agit alors comme un pivot pour mettre la main dans une nouvelle position. ». Ivan Galamian (« Enseignement et technique du violon » , pages 52-53).

 

 D'autres remarques sont développées dans la deuxième vidéo (celle appelée « Sans coussin »), remarques qu'il peut être nécessaire de revoir et de réécouter et dont on peut tester la pertinence en travaillant (par exemple) certaines études de Pierre Doukan. Pour notre part, nous avons retenu ces trois conseils :
  1. Pour jouer plus aisément sur la corde Sol, tourner la tête et le regard vers la corde Mi a pour effet de faire pivoter légèrement le violon : la table se dispose plus verticalement, ce qui facilite l'accès à la corde Sol.

  2. Pour jouer plus aisément sur la corde Mi, tourner la tête et le regard vers la corde Sol a pour effet de faire pivoter légèrement le violon : la table se dispose plus horizontalement ce qui facilite l'accès à la corde Mi.

  3. Pour faciliter le vibrato  et le jeu des doubles cordes, modifier la position de la main gauche afin que le manche repose sur le pouce au niveau (ou à proximité) de la phalange distale du pouce. Écarter l'index du manche.
Chacun doit adapter ces indications à son cas personnel : il faut expérimenter afin de faire naître des sensations tactiles et auditives favorables qu'on s'efforcera de retrouver et de pérenniser.

 
    À noter que, pour les deux premiers conseils, tourner la tête et le regard vers la corde Mi ou vers la corde Sol suppose que l'on sache quitter temporairement la partition des yeux, donc mémoriser la phrase musicale à jouer...
 


CHOIX DE L'ÉPAULIÈRE ET DE LA MENTONNIÈRE

 Ce choix n'est pas simple. Épaulière et mentonnière jouent un rôle dans le confort de jeu mais peuvent aussi avoir une incidence sur la qualité du timbre du violon. Ce qui est surtout important, c'est de trouver l'épaulière et la mentonnière qui permettent de jouer à l'aise, compte tenu de la morphologie du violoniste. Pour ce qui nous concerne, il a nécessité de nombreux essais. Nous pensons que ce choix n'est simple pour personne et qu'une fois arrêté il laisse généralement toujours place au doute et à une certaine insatisfaction.

Un petit témoignage : nous avons pu constater, dans l'orchestre symphonique amateur que nous avons fréquenté assidûment pendant plusieurs années, que la violoniste professionnelle expérimentée, modèle pour tous les violonistes amateurs de l'orchestre (pour nous en tout cas) nous a étonné en nous demandant un jour de lui donner la référence de l'épaulière que nous utilisions, épaulière qu'elle a adoptée pour un certain nombre des répétitions suivantes.

Voir aussi cette vidéo  ou cette autre vidéo  d'une violoniste soliste virtuose, Hilary Hahn, qui n'hésite pas à utiliser, en plus d'une épaulière et d'une mentonnière, un chiffon plus ou moins épais qui recouvre le cordier (voire les cordes entre cordier et chevalet), chiffon que l'on peut juger peu esthétique mais dont on peut imaginer qu'elle ne peut se passer. Il doit vraisemblablement donner un plus grand confort dans la tenue de l'instrument et il peut aussi avoir un rôle favorable quant à la sonorité.

La difficulté de choix fait aussi l'objet de ce témoignage assez amusant : « Comment choisir une bonne épaulière ?  ». Cependant, si l'on ne veut pas finir comme le pauvre âne de Buridan , il faut bien faire un choix et essayer de s'y tenir.
 


L'ÉPAULIÈRE  

 Obtenir une stabilité parfaite de son violon sur la clavicule, même quand on ne reste pas immobile en jouant, est indispensable : cette vidéo de 'youtube'  de Joshua Bell  nous paraît exemplaire. L'expérience montre que, pour obtenir une telle stabilité, choisir une épaulière bien adaptée à la morphologie du violoniste est très important.
 

 Pour notre part, nous avons adopté l'épaulière représentée ci-contre qui avait été conseillée par M. Gilles Rabinovitch, professeur de violon, pendant les stages de violon qui ont eu lieu à Pézenas en juillet 2011. À notre connaissance, cette épaulière n'est pas commercialisée en Europe mais on peut la commander sur Internet chez 'sharmusic.com'  ou chez 'fisherviolins.com' . Nous avons pu constater que c'est effectivement une bonne épaulière, compacte et fiable, qui ne se déforme pas et assure aisément la stabilité du violon. Un petit inconvénient est que sa taille permet difficilement de la ranger dans la boîte de son violon. Son défaut était surtout que, non réglable, elle pouvait convenir plus ou moins bien selon la morphologie du violoniste mais on a maintenant le choix entre deux options : grand ("tall") ou moyen ("medium"). Cette vidéo sur 'Youtube'  montre le modèle "tall" qui convient mieux aux violonistes dont le cou est plutôt long. Notons aussi qu'il nous a paru préférable de choisir le modèle en plastique, vraisemblablement un peu moins lourd (?) que celui dit "gold".
   

 Auparavant, nous avons longtemps utilisé (après en avoir essayé un certain nombre d'autres) l'épaulière « HOX Violin Shoulder Rest JT-001 », représentée ci-contre. Le site internet www.violon-cello.net  où nous l'avions achetée n'existe plus. Mais il semble qu'on puisse se la procurer sur http://www.aliexpress.com , site qu'une recherche avec 'Google' nous a indiqué.

 L'épaulière « Pacato artist »  ressemble à l'épaulière HOX.

 On pourra trouver sur le site www.violon-cello.fr  (qui succède vraisemblablement à 'www.violon-cello.net') d'autres modèles d'épaulières.

 Voir aussi, par exemple : Arc-Verona , Paganino , Tasset , « La maison de la corde »  ... À chacun de faire son choix.
     
     

LA MENTONNIÈRE

 Il faut opter entre une mentonnière centrale ou une mentonnière latérale (ou plus ou moins intermédiaire). Le choix est large.

 La mentonnière centrale Wittner  (représentée ci-contre). On peut, au moment du montage sur son violon, choisir la hauteur et l'inclinaison et, bien que située au-dessus du cordier, cette mentonnière peut être montée légérement vers la gauche.
   
 La mentonnière Gotz Guarneri  est un exemple de mentonnière latérale. Le « pont » prévu sur ce type de mentonnière a l'avantage d'éviter que le menton du violoniste appuie sur le cordier au détriment de la sonorité de l'instrument.

     
 La mentonnière Gewa Chinrest Vermeer  ressemble à la précédente mais sa fixation est latérale et non centrale. C'est la mentonnière qui nous a paru (après bien des essais) la plus confortable (mais chacun doit faire son choix personnel).

     



 Signalons aussi la mentonnière (chez ALIENOR lutherie), à un seul point de fixation, qui peut être placée plus ou moins près du cordier. Ce modèle peut être intéressant pour les violonistes dont le cou est assez long. Mais certains pensent que cet unique point de fixation peut constituer une fragilité, un certain risque pour le violon. Quatre hauteurs différentes pour la partie en bois : 35 mm , 32 mm , 28 mm , 24 mm .

 On peut aussi rehausser si nécessaire sa mentonnière, par exemple en disposant simplement à sa base des pastilles adhésives plus ou moins épaisses (voir ci-contre) qu'on peut trouver dans un magasin d'articles de bricolage, par exemple chez www.marthy-destockage.com .
             

 Un « recouvrement de mentonnière » peut donner plus de confort dans la tenue du violon. On trouve un tel accessoire par exemple chez Tasset  ou chez Paganino .
Celui chez Paganino existe en deux dimensions : « petite taillle » ou « grande taillle ». Nous avons utilisé personnellement le modèle « petite taille ». Le modèle « grande taille » a selon nous une fâcheuse tendance à glisser désagréablement sur la mentonnière.
   


 On peut constater par exemple, sur certaines vidéos de l'école de violon à distance , que M. Gilles Rabinovitch, professeur de violon, utilise une mentonnière centrale assez haute et un recouvrement de mentonnière. Voir photo ci-contre.
          


UTILISATION D'UNE SOURDINE - RECHERCHE DU SON OPTIMAL

Voir : Les sourdines pour cordes frottées ('Wikipedia') 

 Il convient de distinguer l'intensité sonore et le timbre. En ajoutant du poids au chevalet, la sourdine, en augmentant son inertie, restreint la transmission des vibrations des cordes à la caisse de résonance et diminue donc l'intensité sonore. Mais la sourdine a aussi un effet, plus subtil, sur le timbre de l'instrument et de façon un peu différente selon que l'augmentation du poids du chevalet porte au centre ou plus à droite (vers le Mi) ou plus à gauche (vers le Sol).

 Nous pensons pouvoir constater empiriquement que plus un violon (de qualité et de prix moyens), a une intensité sonore élevée, plus le timbre risque de ne pas être très agréable : à notre avis, si le son d'un violon n'est pas satisfaisant, obtenir, d'une façon ou d'une autre, une diminution de son intensité sonore peut laisser espérer une amélioration du timbre. Mais cette conviction qui est la nôtre ne fait sans doute pas l'unanimité : pour beaucoup de personnes, un bon violon est d'abord (selon une expression qui nous paraît assez étrange) « un violon qui sonne ». Il est en fait très difficile de bien définir ce qu'est le timbre... L'appréciation de ce dernier a un aspect subjectif...
    « Le timbre ne se réduit pas à une quantité physique... L'impression sonore dépend non seulement de l'onde sonore, mais également du fonctionnement de l'oreille et du cerveau, lui-même tributaire de la culture et de l'histoire de la personne.... On croit d'habitude que le timbre se caractérise d'abord par le spectre en fréquences du son, c'est-à-dire sa plus ou moins grande richesse en tel ou tel harmonique. Mais le timbre dépend de la hauteur et de la durée du son, et il est, généralement, lié aux vibrations du spectre au cours du temps, pendant la note. Il s'agit donc d'une notion complexe, difficile à caractériser d'une manière simple » ('http://www.spirit-science.fr/doc_musique/Timbre.html' ).
 On peut avoir besoin d'une sourdine :
  • si l'on craint de gêner son entourage quand on travaille (seul ou accompagné) son violon à la maison ;

  • si l'on joue dans un orchestre et si la sourdine est préconisée sur la partition par la mention « con sordino » (et cela jusqu'à la mention contraire « senza sordino ») ou si l'on ne doit pas jouer trop fort (afin par exemple, si l'on est tuttiste, de ne pas couvrir le jeu du ou des solistes) ;

  • si, lorque l'on joue à la maison, pour une partition ou pour une autre, on n'obtient pas le son dont on rêve, par inexpérience ou maladresse, et/ou parce que le violon dont on dispose (même après un réglage de l'âme et du chevalet effectué par un luthier) n'a pas le timbre souhaité : il faut choisir une sourdine qui modifie favorablement le timbre du violon (surtout en atténuant les aigus indésirables) mais sans perte trop importante d'intensité.
 Pour chacun de ces cas, on peut espérer trouver sur Internet, par exemple à « La maison de la corde », une sourdine qui convient (il faut tester) :  Voir aussi : 'www.paganino.fr' .
 

 La sourdine la plus utilisée en orchestre est vraisemblablement celle appelée « tourte »  ou quelquefois « tourtre » (termes qui évoquent sa forme ronde ou la tourterelle ). Cette sourdine, en caoutchouc, peut être facilement placée sur le chevalet , en position médiane (cas le plus fréquent) c'est-à-dire au niveau des cordes Ré et La, ou bien latéralement c'est-à-dire au niveau des cordes Sol et Ré ou au niveau des cordes La et Mi. Pour chacun de ces choix, le timbre obtenu pourra être un peu différent.
       

 
 La recherche de la sonorité et du timbre que vraisemblablement tout apprenti violoniste rêve d'obtenir peut conduire à faire des expériences, essais et erreurs rectifiées, qui relèvent du bricolage... Nous citons ci-dessous quelques exemples de ces « trucs et astuces » plus ou moins efficaces. Si vous en connaissez d'autres, merci de nous les signaler : CONTACT .
  • Dans notre enfance, nous avons utilisé une banale pince à linge , certes peu discrète, mais il existe des « mini-pinces » .

  • Cette vidéo sur 'Youtube'  montre un procédé plus astucieux pour réaliser une sourdine avec un simple billet de banque . Nous avons essayé avec un billet de 5 €, plié en deux puis roulé et placé sous les cordes Ré et La et en appui sur les cordes Sol et Mi. L'atténuation obtenue est un peu plus importante si le billet est placé près du chevalet et diminue s'il en est éloigné, vers le cordier.

  • On a pu lire (plus haut sur cette page) que certains violonistes utilisent un chiffon plus ou moins épais  qui recouvre le cordier (parfois aussi les cordes entre chevalet et cordier) et qui peut avoir un rôle favorable quant à la sonorité (en plus du confort qu'il peut apporter). Voir aussi .

  • Sur cette vidéo , on peut voir qu'on a mis en place, recouvrant les cordes entre chevalet et cordier, ce qui est vraisemblablement de la mousse polyuréthane  communément utilisée pour caler des objets dans un colis.

  • Un exemple de bricolage , pas très convaincant à notre avis mais qui peut donner d'autres idées...

  • Placé sous le cordier, un petit morceau de caoutchouc ou de polystyrène  (qui sert souvent aussi dans les emballages) peut donner dans certains cas un résultat favorable.

  • De la même façon, placer un morceau de caoutchouc ou de polystyrène sous la touche et en appui sur la table produit un léger effet de sourdine qui peut être apprécié (il faut évidemment tester le résultat).

  • On peut aussi coller sur le chevalet (côté touche ou côté cordier) une ou plusieurs pastilles adhésives de feutrine .
 

  • On peut utiliser, côte à côte sur le chevalet, deux sourdines « tourtes », l'une au niveau des cordes les plus graves (Sol et Ré), l'autre au niveau des cordes les plus hautes (La et Mi). Au contraire, pour une atténuation plus faible, on peut n'utiliser que la moitié d'une sourdine « tourte » obtenue par découpage au « cutter » d'une sourdine entière.
   

  • Le mieux est évidemment de demander à son luthier de remplacer le chevalet par un autre refait en fonction de ce que l'on souhaite. Pour obtenir un timbre plus doux, le chevalet doit être assez épais dans sa partie haute... Un luthier nous a indiqué un procédé qu'il utilise parfois pour épaissir le chevalet d'un violon dont le timbre est jugé un peu « agressif » : il applique sur le chevalet (côté touche ou côté cordier) de la « pâte à bois » . On peut évaluer la quantité optimale nécessaire en utilisant préalablement de l'« argile à modeler »  (que l'on peut retirer immédiatement sans endommager le chevalet) et en testant le résultat à l'oreille.
 

 Les sourdines « Heifetz »  et « alpine »  (représentées ci-contre) permettent de conserver une intensité importante et ne modifient le timbre que légèrement. La sourdine « Heifetz » permet d'obtenir une atténation plus ou moins importante (il suffit de l'enfoncer plus ou moins sur le chevalet). Plus discrète visuellement que la sourdine « Heifetz », la sourdine « alpine » (appelée aussi « bouclier » ou « Menuhin ») est celle que, pour notre part, nous aimons utiliser pour le travail à la maison. Voir comment nous suggérons d'utiliser une telle sourdine pour travailler la technique d'archet pour la recherche d'un son de qualité optimale .
      
N.B. La sourdine achetée sur le site « Paganino » , également appelée « alpine », en plastique blanc transparent incrusté d'un petit disque en laiton, de même forme et de même dimension que celle représentée ci-dessus, nous a paru donner un son de bonne qualité mais d'intensité moins atténuée. À chacun de se faire son opinion...
 


CHOIX DES CORDES

 Le choix des cordes (en relation avec la qualité du violon et le niveau technique du violoniste) est évidemment très important pour la sonorité de l'instrument. Ce choix est très large. Le site 'palomavaleva.com' donne un comparatif  qui nous a paru intéressant. On peut évidemment acheter ses cordes sur Internet : 'lamaisondelacorde.com' , 'tasset.com' , 'dolceforte.eu' , et d'autres . Signalons ou rappelons qu'on peut reconnaître la marque d'une corde par son code couleur .

 Les cordes en boyaux (qui étaient celles que nous utilisions dans l'enfance, puisqu'elles étaient alors les seules existantes) donnent au violon une sonorité de meilleure qualité que les cordes modernes dites synthétiques mais elles se désaccordent rapidement. Il semble cependant que cet inconvénient s'atténue dans le cas de cordes en boyaux assez récentes, par exemple les cordes « Pirastro Passione » .
 

 Un luthier nous a recommandé les cordes « Pirastro Obligato »  et, pour le Mi, la corde « Warchal Amber »  (photo ci-contre) qui s'installe comme une corde traditionnelle. La partie en spirale de cette corde se place entre le chevalet et la touche et l'aspect spirale disparaît quand la corde est tendue. Cette structure particulière, en accroissant l'élasticité, est censée produire des aigus de bonne qualité.
N.B. Un avis (parmi d'autres) sur les cordes « Pirastro Obligato » : « Les cordes Obligato possèdent une sonorité chaude et pleine ; en plus, elles donnent une impression de netteté et clarté et sont très précises » ('tasset.com' ).

 Les cordes « Helicore » nous paraissent intéressantes mais nous n'avons pas encore eu l'occasion de les essayer. On peut lire une description avantageuse sur 'thesoundpost.com/fr'  : « Ces cordes avec un cœur en acier tressé à plusieurs brins assurent un son clair et chaud et offrent une stabilité excellente d'accord et une longévité. Le petit diamètre de la corde permet une réponse rapide ». On peut aussi commander ces cordes par exemple à cette adresse : 'lamaisondelacorde.com' .

 Pour les cordes de violon, le progrès peut paraître sans limites ...

 À chacun, pour les cordes et la sourdine, de faire son choix personnel, le mieux adapté à son violon, à son goût et à son niveau technique. Donnons, à titre indicatif, ce qui a été notre propre choix : pour travailler à la maison et en orchestre, nous avons utilisé longtemps sur notre violon (qui n'est ni un « stradivarius »  ni un « guarnerius »  ou autre instrument prestigieux ), pour le Mi, une corde « Eva Pirazzi »  et, pour les autres cordes, soit les cordes « Larsen » , soit les cordes « Dominant » .
 

 Pour atténuer la sonorité de notre violon qui nous paraît manquer de chaleur, nous utilisons souvent la sourdine « alpine »  qui s'applique contre le chevalet côté cordier et que nous plaçons entre les cordes Ré et La comme sur l'image ci-contre (mais on peut la placer différemment : voir vidéo en exemple  ). Cette sourdine (encore appelée « bouclier » ou « Menuhin »), donne à notre violon un timbre à notre avis plus agréable, avec une sonorité d'intensité légèrement atténuée qui nous convient assez bien. Mais à chacun de faire son choix... On peut aussi utiliser la sourdine tourte, plus commune. Et travailler en passant d'une sourdine à une autre peut être utile...
      

SUGGESTION D'UNE MÉTHODE DE TRAVAIL POUR L'ACQUISITION D'UNE SONORITÉ OPTIMALE  

 Ami(e)s violonistes amateurs, ne nous décourageons pas et méditons cette humble déclaration (qui date de l'an 2000) de Renaud Capuçon  : « J'ai l'impression de juste commencer à sentir arriver le son dont je rêve, même s'il reste encore du chemin à parcourir ». Voir 'www.altamusica.com/entretiens' . Ce que nous retenons surtout de ces propos d'un des plus talentueux violonistes actuels, c'est que l'on ne peut jamais espérer obtenir ce que l'on n'imagine même pas, ne serait-ce qu'en rêve. Plus prosaïquement, dans tous les domaines, peut-on réaliser quelque chose dont on n'aurait aucune idée ? Tout doit passer par la pensée fixant un but, un horizon...

 La bonne tenue du violon et le bon maniement de l’archet sont les conditions premières à l’obtention d’un son de qualité (même si ce dernier dépend aussi évidemment du violon et de l'archet utilisés). Et cela ne peut guère s’obtenir qu’en s’appuyant sur une longue pratique faite d’expériences sensorielles attentives, évidemment auditives mais aussi kinesthésiques, neuromusculaires... Les exercices suggérés ci-dessous (et que nous nous efforçons de pratiquer) devraient permettre, à notre avis, avec le temps, de développer et d’affiner ces expériences sensorielles, afin d'améliorer la qualité du son que l'on obtient (avec en arrière-plan le son optimal dont on rêve).

 Ce qui précède sur cette page nous a donné l'idée d'une méthode de travail qui peut être pratiquée quotidiennement, à l'occasion du travail de toute partition : quand on a choisi les cordes et la sourdine que l'on estime les mieux adaptées au violon que l'on utilise et qui donnent envie de jouer, on peut alterner le travail avec sourdine et sans sourdine. Nous utilisons soit la sourdine « alpine » (encore appelée « bouclier » ou « Menuhin ») soit la sourdine « tourte » (mais le choix peut évidemment être différent pour un autre apprenti violoniste).

 Un bon violoniste expérimenté, en raison du fait que les adaptations auxquelles il procède sont devenues plus ou moins des réflexes inconscients, peut ne pas percevoir de différence dans le maniement de l'archet quand il joue avec et sans sourdine. Mais, à notre avis, il en va différemment pour un apprenti violoniste, même non complètement débutant, qui pourra constater que, pour obtenir le son optimal, la façon de manier l'archet devra être différente quand il joue avec ou sans sourdine. Pour ce qui peut paraître le plus évident, avec sourdine, pour obtenir une intensité du son suffisante, il faut, soit appuyer un peu plus sur les cordes, soit accroître la vitesse de déplacement de l'archet, en jouant plus près du chevalet. Sans sourdine, pour un pianissimo, il faut effleurer très légèrement la corde et il est plus difficile d'éviter tout tressautement redoutable de l'archet. Et des constats plus subtils peuvent être faits, par exemple la nécessité de modifier, selon le résultat sonore que l'on veut obtenir, l'angle de l'archet par rapport aux cordes...

 Notre hypothèse est donc la suivante : jouer attentivement, alternativement avec et sans sourdine (ou encore passer d'un violon à un autre), devrait permettre de nourrir une réflexion très utile sur le maniement de l'archet et de faire naître ou consolider de bons réflexes, par l'effet de rétroactions (feedbacks) .

 M. Gilles Rabinovitch explique excellemment (écouter l'extrait MP3 ci-contre), dans l'une des premières vidéos de l'E.V.D. (« École de Violon à Distance »), qu'un bon exercice consiste à faire en quelque sorte semblant de jouer en maintenant la mèche de l'archet au-dessus de la corde, le plus près possible de la corde mais sans la toucher. La sensation que l'on obtient est alors comparable à celle que l'on doit obtenir quand la mèche ne touche que très légèrement la corde.

 Il faut, avec et sans sourdine, rechercher l'obtention du son le plus beau possible en s'efforçant, sous le contrôle attentif et permanent de l'oreille, de mieux contrôler et maîtriser la pression exercée sur les cordes (position de la main sur la baguette, poids du bras, pression transmise par l'index), la vitesse de déplacement de l'archet, la position de la mèche de l'archet entre touche et chevalet, l'angle que fait la trajectoire de l'archet avec les cordes... C'est ce travail qui devrait permettre peu à peu de créer de bons réflexes et de « sentir arriver le son dont on rêve ».

 Pour l'essentiel, le jeu des nuances et l'obtention d'un son de qualité résultent de la combinaison optimale de trois facteurs interdépendants :
    1. pression de la mèche de l'archet sur les cordes ;
    2. vitesse de déplacement de l'archet ;
    3. position de la mèche par rapport au chevalet.
    Ivan Galamian, dans « Enseignement et technique du violon » , appelle « point de résonnance » le troisième facteur. Il en donne une définition qui ne peut être qu'empirique : « le point où l'archet doit entrer en contact avec la corde pour obtenir le meilleur son possible ».

    Le « point de résonnance » (avec deux ou un seul « n » : voir Larousse 2005 ) est donc la position optimale de l'archet par rapport au chevalet. Il change de place quand la pression et/ou la vitesse de l'archet varient. Et, à vitesse et pression égales, la position du « point de résonnance » varie avec la corde sur laquelle on joue. Elle est plus près du chevalet sur la corde Mi (fine) que sur la corde Sol (plus épaisse) et il faut jouer plus près du chevalet dans les positions hautes. Si la vitesse de l'archet augmente (à pression égale) ou si la pression de l'archet augmente (à vitesse égale), le « point de résonnance » se déplace vers le chevalet.

     Pratiquement, pour notre part, nous retenons essentiellement ces deux règles à avoir constamment présentes à l'esprit (mais qui sont toujours à soumettre au contrôle attentif de l'oreille) :

    1. Plus on doit jouer « forte » et aigu, plus on doit rechercher le « point de résonnance » près du chevalet ;

    2. Plus on doit jouer « piano » et grave, plus le « point de résonnance » se déplace vers la touche (et, pour des « pianissimos », surtout sur la corde Sol, on peut même, exceptionnellement, devoir jouer au-dessus du bord de la touche).

      [Voir « Tenue de l'archet »  et pianissimos].

     L'utilisation de protections auditives (communément appelées « boules quiès ») [ ou ] peut aussi être utile. Cela peut permettre de réduire le volume sonore, non pas pour les auditeurs mais pour le violoniste devant jouer fort dans une salle assez vaste et dont l'oreille est évidemment très proche de l'instrument. Et, si l'on utilise une protection auditive, on peut travailler sans sourdine en essayant de se se rapprocher de ce que l'on perçoit avec sourdine et sans protection... C'est encore une idée d'exercice...
     Soulignons aussi l'importance d'une bonne répartition d'archet. Si, après s'être enregistré (en utilisant par exemple un simple dictaphone ), on constate en s'écoutant que la sonorité de certains passages laisse à désirer, il faut avoir comme hypothèse que la répartition d'archet n'a peut-être pas été optimale. Voir par exemple sur cette question les vidéos didactiques suivantes :
     Un conseil : si l'on doit jouer dans une pièce dont l'air est très sec, il peut être utile, pour la sonorité de son violon, d'utiliser un humidificateur d'air : voir par exemple humidificateur BIONAIRE BU1400-050 . Principalement utilisé en hiver, lorsque l’air est particulièrement sec en raison du chauffage, l’humidificateur d’air permet d’augmenter le pourcentage d’humidité présente dans l’air.