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amateur autodidacte 
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Une méthode de travail « artisanale », efficace, utilisable à peu de frais par tout apprenti violoniste travaillant en autodidacte  (ou, mutatis mutandis , par tout autre musicien -- et par tout professeur de musique qui serait soucieux d'apporter une aide utile), ayant appris à se servir de façon élémentaire d'un ordinateur équipé d'une imprimante dite multifonction, d'un graveur de CD, de quelques logiciels, d'un lecteur de CD audio et éventuellement d'un simple dictaphone  (dans cette optique d'apprentissage, un matériel d'enregistrement plus coûteux n'est pas vraiment nécessaire).
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Dernière modification de cette page : mercredi 26 avril 2017.
Remarque : c'est cette méthode de travail qui nous a permis, quand nous avons pu enfin nous remettre, à l'âge de la retraite, à notre violon, abandonné par la force des choses pendant plus de quarante ans, de ne pas faire trop mauvaise figure dans l'orchestre symphonique  que nous avons pu fréquenter assidument comme tuttiste (pupitre des seconds violons puis des premiers violons) pendant un peu plus de sept années. Au début, nous ne parvenions pas à jouer plus de trois ou quatre mesures sans nous perdre et nous avons été très près, avant d'imaginer l'essentiel de cette méthode de travail salvatrice, de renoncer définitivement à toute pratique musicale...

EN BREF...

  • Concevoir et imprimer au format habituel dit A4 (21 x 29,7 cm) des partitions de travail bien lisibles, sans ratures, aux annotations didactiques personnalisées  adaptées à son niveau technique.
  • Créer avec un logiciel de musique (nous utilisons « Pizzicato professionnel » ) des enregistrements audio du jeu de ces partitions (« Pizzicato » permet de créer des fichiers WAV que l'on peut convertir en fichiers MP3 en utilisant le logiciel gratuit « Audacity » ).
  • Écouter attentivement autant de fois que nécessaire l'enregistrement MP3 du jeu d'une partition avant de la jouer au violon.
  • Travailler cette partition au violon alternativement en écoutant (avec un lecteur de CD audio indépendant de l'ordinateur : voir ci-contre) et sans écouter son enregistrement MP3 gravé sur un CD audio.
  • Prévoir sur le CD audio des enregistrements MP3 de l'accompagnement (violoncelle, piano...), ce qui permet de jouer au violon sa partition en écoutant cet accompagnement.
  • On peut aussi utiliser très utilement (à défaut d'un matériel d'enregistrement plus sophistiqué) un simple dictaphone  pour s'auto-contrôler.
  • On peut aussi extraire d'une vidéo présente sur Internet ('Youtube' ou autre : par exemple 'https://www.youtube.com/watch?v=g65oWFMSoK0' ) un passage pouvant constituer une vidéo didactique. Voir par exemple, ci-contre, le jeu de l'archet exemplaire, pour quelques mesures, de Mari Samuelsen (violoniste norvégienne). Des programmes gratuits en ligne permettent cela très facilement :
       - Enregistrer une vidéo depuis 'keepvid.com' .
       - Enregistrer une vidéo depuis 'telechargerunevideo.com' .
       - Découper une vidéo depuis 'online-video-cutter.com' .

    Voir aussi sur la page 'tenue_violon.html#METHODE_TRAVAIL_SONORITE'  la suggestion d'une méthode de travail, alternativement avec et sans sourdine, pouvant permettre (avec patience et persévérance) la recherche et l'acquisition d'une sonorité de qualité optimale.

  • Un exemple de lecteur de CD audio
    N.B. La télécommande permet de ne pas avoir à quitter son pupitre et on peut configurer le lecteur de telle façon qu'il émette en boucle la piste que l'on écoute (ce qui permet utilement le travail répétitif)




    <object style="width:400px;height:280px"> <param name="movie" value="http://www.kiriasse.fr/flvplayer.swf?file=videos/summer_V1_21_30.flv" /> <param name="quality" value="high" /> </object>

    Créer et imprimer ses propres partitions, bien lisibles, aux annotations adaptées à ses besoins.

  • La plupart des professeurs de violon auxquels nous avons fait appel ne semblent pas mesurer à quel point leur façon d'annoter (et de faire annoter) manuellement au crayon les partitions est antipédagogique pour un « apprenant » encore peu expérimenté : ratures, disposition anarchique des doigtés, tirés-poussés et autres annotations, indications superfétatoires ou incompréhensibles, le tout pouvant se superposer à ce qui était précédemment prévu et qu'il n'est jamais possible d'effacer complètement.

  • Cette confusion générale ajoute à un exercice toujours difficile de déchiffrage d'une partition des complications aléatoires qui dispersent l'attention. L'image ci-contre est un exemple (qui n'est pas rare, et il y a pire ) de ce qu'il faut absolument éviter si l'on veut progresser. Si, dans notre enfance, bien avant l'usage des ordinateurs, cela pouvait paraître acceptable faute de pouvoir faire mieux, on ne peut plus maintenant s'en satisfaire.

  • Nous donnons ci-dessous notre propre façon de créer des partitions annotées de travail. Voir un exemple parmi bien d'autres . Procéder ainsi n'est pas perdre son temps mais s'obliger à une analyse technique de la partition qui permet de créer peu à peu les réflexes indispensables qui n'existent pas d'emblée.
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  • Pour créer sa propre partition personnalisée au format PDF imprimable (voir explications ), on commence par scanner chaque page de la partition imprimée (surtout pas manuscrite) d'origine. Certaines imprimantes dites multifonctions permettent cela, par exemple l'imprimante HP 1315 (un peu ancienne) ou l'imprimante (plus récente) HP 2130  représentées ci-contre (mais il en existe bien d'autres).

  • Puis on modifie (ajout d'annotations, doigtés, changements de position, tirés-poussés...) les images ainsi obtenues des pages de la partition. Il faut pour cela un logiciel de traitement d'images : nous utilisons une ancienne version de Paint Shop Pro devenue gratuite, la version 4.14, qui est très facile à utiliser et convient très bien pour ce travail. Télécharger son programme d'installation : 'psp4fr.exe' . Paint Shop Pro 4.14 s'installe et fonctionne sous toute version de Windows (au moins depuis Windows XP), et sous Windows 10. Toutefois le fichier d'aide qui est un fichier HLP ne s'ouvre pas avec les versions plus ou moins récentes de Windows. Mais ce n'est pas bien grave car on peut aisément se passer de l'aide tant la prise en main de ce logiciel est simple et intuitive. En cas de difficulté, vous pouvez nous contacter  par courriel.

  • Enfin, on incorpore les images obtenues au format GIF 16 couleurs (dont noir, blanc, rouge, jaune, vert) des pages de la partition dans un document obtenu avec un traitement de texte. Nous utilisons une version récente de Microsoft Word qui permet d'enregistrer la partition au format PDF (les fichiers PDF peuvent être ouverts et imprimés par exemple, très commodément, avec le navigateur « Microsoft Internet Explorer »).

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  • Police de caractères musicaux : le programme d'installation du logiciel de musique « Pizzicato » installe aussi sur l'ordinateur la police de caractères musicaux pizzicato.ttf. Cette police (télécharger pizzicato.ttf ) peut être utilisée depuis Paint Shop Pro 4.14.

  • Il existe un certain nombre de logiciels de musique mais « Pizzicato » est celui qui nous apparaît le plus indiqué dans l'optique de travail envisagée ici, eu égard à son rapport performance / prix et à sa facilité d'utilisation. Ce logiciel permet de créer des fichiers audio du jeu de toute partition préalablement saisie note après note. On pourra constater que ce travail de saisie, même s'il peut apparaître fastidieux (mais de moins en moins avec l'habitude), se révèle très utile pour la consolidation de la connaissance du solfège et des règles d'écriture musicale. Il est recommandé d'installer la version dite « professionnelle »  (même si l'on n'utilise pas toutes ses fonctions : « qui peut le plus peut le moins »).
  • On peut aussi, dans le fichier image GIF de chaque page de la partition (fichier image obtenu à partir d'un scan  de la page correspondante de la partition d'origine), insérer avec Paint Shop Pro 4.14 des images, elles-mêmes réalisées avec ce logiciel.
    Par exemple, les images suivantes :
    pousse.gif        tire.gif        fleche_haut.gif        fleche_bas.gif        triangle_haut.gif        triangle_bas.gif       

  • On insère dans un document Word les images GIF des pages de la partition obtenues avec Paint Shop Pro 4.14 et on peut, depuis Microsoft Word, sauvegarder la partition obtenue au format imprimable PDF.
    N.B. On peut aussi (si l'on ne dispose pas de Microsoft Word) obtenir un fichier PDF directement à partir du fichier GIF en utilisant le logiciel gratuit 'doPDF' dont le programme d'installation est téléchargeable à cette adresse : 'http://www.dopdf.com/fr/download.php' .

  • On obtient ainsi (voir des exemples sur la page doukan.html ) des fichiers PDF de ses partitions annotées le plus clairement possible et facilement modifiables quand c'est nécessaire (nouveaux doigtés, nouveaux coups d'archet...), sans ces irritantes ratures au crayon qui les rendent si confuses et contre-productives.

  • Si l'on hésite entre deux doigtés (ou entre deux coups d'archet), il faut se poser deux questions : quel est celui qui est le plus facile à faire et quel est celui qui donne le plus beau résultat audible ? Si un doigté est plus facile et donne le meilleur résultat, le choix peut s'imposer de façon évidente. Mais s'il est plus facile mais donne un moins bon résultat, ou s'il est plus difficile et donne un meilleur résultat, c'est plus délicat... Et c'est aussi quelquefois affaire personnelle : l'appréciation de la difficulté (et du résultat) d'un doigté peut différer d'un violoniste à un autre, voire d'un jour à l'autre pour un même violoniste. La solution de facilité est parfois contestable du point de vue pédagogique : on peut conserver un doigté jugé plus difficile à titre d'exercice d'entraînement réinvestissable en d'autres situations.
      Remarque : tout changement de corde, surtout (mais pas seulement) quand on doit sauter une corde, par exemple si l'on doit passer de la corde Sol à la corde La (ou l'inverse) ou de la corde Ré à la corde Mi (ou l'inverse), risque de provoquer un son qui n'est pas net.
       
      Si cela se produit, on peut conseiller de décomposer le travail (lentement d'abord puis à la vitesse normale) de la façon suivante :
      1. jouer la note sur la corde initiale ;
      2. immobiliser l'archet ;
      3. positionner l'archet silencieusement, sans le soulever, sur la corde de destination ;
      4. jouer la note sur la corde de destination.
       
      Il faut s'exercer à réduire le plus possible la durée des étapes 2 et 3. Néanmoins, tout changement de corde prend du temps (une certaine fraction de seconde) et cela peut ne pas être négligeable quand le tempo est assez rapide. C'est pour cette raison que nous préférons souvent (quand l'alternative est possible) un doigté qui demande un changement de position sur la même corde à un autre qui demande un changement de corde dans la même position. Mais il est utile de tout essayer avant de faire son choix : expérimenter de nouveaux doigtés (ou de nouveaux coups d'archet) est une nécessité pédagogique. Citons Ivan Galamian, « Enseignement et technique du violon », page 57  : « Je crois beaucoup à la nécessité de varier les doigtés, de les changer de temps à autre... Je suis sûr qu'en se rodant bien aux changements de doigtés et de coups d'archet pour se libérer des schémas établis, le violoniste verra son approche mentale du jeu gagner en souplesse et en liberté ».

         Jouer proprement, c'est apprendre à éviter... les « crottes de notes ».

      Le simple fait de soulever au-dessus de la corde le doigt qui s'y trouve posé peut produire un son parasite indésirable.
      C'est pourquoi nous évitons de soulever le doigt trop énergiquement et, dans la mesure du possible, pendant que nous jouons la note ayant lieu immédiatement après un changement de corde, nous nous efforçons de laisser posé le doigt ayant permis de jouer la note qui a eu lieu avant ce changement de corde. Nous diminuons ainsi le risque d'émission de ce son parasite qu'un ami, professeur de violon, appelle (plaisanterie pédagogique) une « crotte de note ».
      Dans cette optique, le travail attentif, à un tempo lent pour commencer, de l'allegro de Fiocco  peut être un bon exercice permettant d'acquérir de bons réflexes. Et, quotidiennement, avant tout autre travail, l'exercice simple qui consiste à monter et descendre plusieurs fois, attentivement sur une octave, en première position, les trois gammes de Sol majeur, Ré majeur et La majeur, en respectant généralement les doigtés indiqués ci-dessous et en évitant tout son parasite, est utile.
      0 1 +2 3 0 1 +2 3 / 3 +2 1  4 * 3 +2 1 0  
      Sol La Si Do Mi Fa# Sol / Sol Fa# Mi Do Si La Sol  
      Mi Fa# Sol La Si Do# / Do# Si La Sol Fa# Mi  
      La Si Do# Mi Fa# Sol# La / La Sol# Fa# Mi Do# Si La  
      * N.B. Pour les gammes descendantes, nous utilisons le plus souvent le 4e doigt mais nous ne nous interdisons pas de jouer la note à vide dans certains cas où ça sonne mieux.
  • Localisation des tons et des demi-tons pour assurer la justesse. Pour jouer juste il faut évidemment d'abord savoir où placer les doigts, et cela les uns par rapport aux autres. C'est pourquoi nous avons pris l'habitude de relier sur notre partition d'un petit trait rouge les notes pour lesquelles deux doigts consécutifs (1-2 ou 2-3 ou 3-4) doivent être (physiquement ou par la pensée) collés l'un à l'autre. Le repérage des demi-tons doit être immédiat au moment de l'exécution d'une partition car toute hésitation, même d'une fraction de seconde, peut produire un décalage redoutable. De façon pragmatique, il s'agit de bien repérer sur la partition (sans prendre le risque de se perdre dans la terminologie assez indigeste des intervalles ) ce que nous appelons par commodité :
    • soit des « vrais demi-tons » s'il s'agit de la même corde (par exemple, en 1e position : Do-Do# [3-4] sur la corde Sol, Mi-Fa [1-2] sur la corde Ré, Si-Do [1-2] sur la corde La, So#-La [2-3] sur la corde Mi, etc.) ;

    • soit des « demi-tons apparents » s'il s'agit de deux cordes différentes (par exemple, en 1e position : Do [3] sur la corde Sol et Fa# [2] sur la corde Ré, Mi [1] sur la corde Ré et Do [2] sur la corde La, etc.

    • Et, par extension, nous parlons aussi de « demi-tons apparents » quand les cordes concernées ne sont pas consécutives comme par exemple (en 1e position) : Do [3] sur la corde Sol et Do# [2] sur la corde La, Fa# [2] sur la corde Ré et La [3] sur la corde Mi...

       Cette façon d'annoter une partition n'est qu'une première approximation de la bonne position des doigts mais elle est très utile. Le reste est surtout affaire d'oreille : pour pouvoir jouer bien juste, il faut apprendre à entendre par anticipation les notes dans sa tête afin que la « note attendue » soit bien la « note écrite » sur la partition et que la « note émise » soit bien identique à la « note attendue ».
       Comme nous l'avons écrit sur la page « À propos de la justesse » , un processus assez mystérieux intervient, processus à double composante : la composante mentale (penser la note) et la composante physique (emplacement du doigt).
       Jouer une note avec justesse est impossible si l'on n'a pas pu ou pas su l'intérioriser correctement avant de la jouer ni se préparer mentalement aux doigtés et aux éventuels démanchés à utiliser. « On finit par en arriver au point où le simple fait de préparer mentalement le mouvement et de penser le son à la hauteur désirée devient suffisant pour que les doigts frappent automatiquement le bon endroit sur les cordes avec précision » (Ivan Galamian, « Enseignement et technique du violon », page 32  ).
       Un exemple simple : il peut apparaître difficile, voire impossible, si on ne l'a pas correctement intériorisé préalablement, de jouer bien juste le Mi aigu (3e doigt en 5e position) de la mesure 21 de la partie Violon 3  de Hotteterre (voir la page hotteterre.html ).
         
    La localisation judicieuse de ces « petits traits rouges » (surtout pour les « demi-tons apparents ») ne va pas toujours de soi. Elle demande à l'apprenti violoniste, même non vraiment débutant, un travail de réflexion préalable qui peut paraître assez fastidieux mais dont, à notre avis, il ne doit pas faire l'économie. On peut en effet en espérer qu'il permette de créer peu à peu les automatismes indispensables (réinvestissables pour d'autres partitions), automatismes qui devraient finir par rendre inutile cette étape laborieuse.
    Voir, par exemple, les « petits traits rouges » prévus dans la 9e étude du 3e cahier  (étude essentiellement en 3e position).
    N.B. Quand il n'est pas possible de relier deux notes par un « petit trait rouge », il peut être utile de noter en rouge (en caractère plus petit) le doigté de la note qui n'est pas jouée. Exemple : le Fa dièse 2e doigt (non joué) auquel doit se coller le Sol 3e doigt dans la 11e mesure de la partition violon 1 de l'allegro de Fiocco . Penser à placer en même temps sur la corde le 2e doigt et le 3e doigt peut faciliter la justesse et la netteté du son pour jouer le Sol. À chacun d'expérimenter...
  • Indication des coups d'archet (tirés-poussés) sur les partitions de travail. En principe, on ne les indique que s'ils ne se déduisent pas naturellement de l'indication précédente (« on joue comme ça vient », selon l'expression habituelle). Mais il est cependant souvent utile et sécurisant de les faire apparaître de façon redondante.
  • Dans l'exemple ci-contre, l'annotation en rouge indique que l'on doit maintenir posé un doigt sur une corde ou sur deux cordes contiguës (1er doigt sur la corde Mi puis 3e doigt sur les cordes La et Mi).
      N.B. Si l'on doit jouer avec le même doigt deux notes successives sur deux cordes contiguës, il est important de pouvoir anticiper la lecture de la partition afin de ne pas oublier de placer le doigt sur les deux cordes avant de jouer la première note.
  • Indication des doigtés et des positions. Les doigtés peuvent être placés soit en haut soit en bas de la portée. Mais, afin de ne pas avoir à perdre du temps (même une fraction de seconde) à les chercher au moment de l'exécution de la partition, nous pensons qu'il faut faire un choix et s'y tenir (sauf rares exceptions). Pour notre part, nous préférons les mettre du côté de la tête de la note (du côté opposé à la hampe quand cette hampe existe), ce qui, à notre avis, les rend plus visibles.
    - Pour les doigtés, nous utilisons la police de caractères Arial, Gras, 20 :
    - Pour les positions I II III... (-I ou DP pour la demi-position), nous utilisons une taille un peu plus grande (Arial, Gras, 22).
  • Lisibilité des partitions ainsi réécrites. Une critique de notre façon de travailler pourrait être la suivante : l'ajout sur la partition d'indications en rouge (demi-tons, flèches pour les changements de position...) gênerait la lecture et compromettrait ainsi la bonne exécution de la partition, surtout quand le tempo est rapide. Cette critique est injustifiée : dans l'orchestre symphonique que nous avons pu fréquenter elle a été exprimée par une violoniste ayant aperçu notre partition et qui avait derrière elle une longue pratique ininterrompue du violon mais non par des ami(e)s, peut-être moins expérimenté(e)s, qui avaient compris qu'ils devaient s'efforcer de réfléchir minutieusement à ce qu'ils faisaient et ne rien laisser au hasard. Il faut rappeler que ce travail est surtout destiné à aider un apprenti violoniste de « niveau intermédiaire » désireux de progresser. Et, si on le juge utile, on peut très facilement imprimer la partition en ayant préalablement supprimé ces indications sur les fichiers GIF qui la constituent. Mais, pour ce qui nous concerne, cela n'est pas nécessaire : nous avons pu constater que le fait que ces indications soient d'une autre couleur (en rouge) que le reste de la partition a pour effet non seulement de ne pas gêner la lecture mais de la rendre plus sûre. L'œil s'habitue : tout se passe comme s'il ne les voit que lorsque c'est nécessaire.

  • Créer des enregistrements MP3 des partitions à travailler.

    Comme dit plus haut, nous utilisons le logiciel « Pizzicato Professionnel »  qui peut créer des fichiers audio WAV de toute partition préalablement saisie note après note. On peut ensuite très facilement convertir ces fichiers WAV en fichiers MP3 en utilisant le logiciel (remarquable et gratuit) « Audacity »  présenté plus bas sur cette page.
    Écouter attentivement l'enregistrement MP3 du jeu d'une partition avant de la jouer au violon, puis travailler au violon cette partition alternativement en écoutant et sans écouter un CD audio sur lequel on a enregistré le jeu MP3 de cette partition permet un autocontrôle de la justesse et du rythme (déchiffrage de la partition et premières étapes du travail).
    Prévoir la restitution des nuances dans ce MP3 de travail est possible (« Pizzicato Professionnel » le permet) mais nous pensons que ce n'est pas vraiment utile. Le jeu des nuances peut être travaillé ultérieurement sans l'aide d'un MP3 : c'est seulement quand la justesse et le rythme de la partition sont bien acquis que le vrai travail d'interprétation musicale peut commencer.
    Audition de plusieurs parties. Si l'on doit jouer une partition en étant accompagné de plusieurs instruments, il est très utile de la travailler d'abord en écoutant le jeu seul de sa partie puis le jeu des autres instruments afin de s'habituer à distinguer sa propre partie dans l'ensemble. Il est bon (et même indispensable) d'avoir bien en tête non seulement la partie que l'on doit jouer mais aussi celles des instrumentistes voisins : un bon exercice consiste à écouter par exemple (enregistrement accessible ci-contre) les trois parties violon 1, violon 2, violoncelle en s'exerçant à bien distinguer une seulement, l'une après l'autre, de ces trois parties, en suivant attentivement sur la partition .
       
    Transpositions. « Pizzicato Professionnel » permet aussi facilement des transpositions afin de créer par exemple un jeu de partitions pour piano ou clavier numérique  (clef de Sol et clef de Fa), pour violons (clef de Sol), alto (clef d'Ut), violoncelle (clef de Fa). Cela peut permettre à chaque musicien d'un groupe (clavier, flûte, violons, alto, violoncelle par exemple) de travailler sa partition en s'aidant de l'audition du jeu d'un autre musicien interprétant en même temps la même partition (éventuellement une octave plus haut ou plus bas).

    Voir, à titre d'exemples, les pages hotteterre.html  ou cantabile_vivaldi.html  ou manuel_de_falla.html  qui montrent comment, à partir d'une partition initiale flûte et piano (ou violon et piano, ou chant et piano...) que l'on peut trouver un peu partout sur Internet, comportant simplement une ligne mélodique et deux lignes d'accompagnement, le logiciel « Pizzicato » permet facilement (sans exiger des connaissances approfondies en théorie musicale) de créer des partitions de travail pour piano (clef de Sol et clef de Fa), violon 1, violon 2, violon 3 (clef de Sol), alto (clef d'Ut) et violoncelle (clef de Fa)... De quoi organiser des répétitions amicales agréables et très utiles à chaque participant...

    Travail collectif : l'expérience nous a montré que vouloir d'emblée faire jouer ensemble par exemple un violoniste pour la partie Violon 1 et un violoncelliste pour la partie Violoncelle n'est pas sans risque de décalage et de découragement. Mais commencer par exemple, dans une première étape, par faire jouer la partie Violon 3 (identique à la partie Violoncelle mais une octave plus haut) par un violoniste, tandis que le violoncelliste exécute sa partie Violoncelle, est un exercice préparatoire agréable et fécond qui, en permettant à chaque musicien de bien mémoriser rythme et justesse, donne confiance, plaisir de jouer sans appréhension paralysante, et plus de disponibilité d'esprit pour mieux maîtriser ultérieurement le jeu des nuances.

    Remarque : un violoncelliste peut jouer par exemple une partie violon transposée plus bas en clef de Fa mais il faut être attentif au respect de la tessiture de chaque instrument. Par exemple, on peut transposer (en utilisant le logiciel « Pizzicato ») pour le violoncelle, en clef de Fa, la partition violon 1 de l'allegro de Fiocco  mais il ne faudra pas oublier de modifier si nécessaire certaines mesures (mesures 29 et suivantes notamment) afin de ne jamais descendre plus bas que le Do 1 qui est la note la plus basse que peut jouer un violoncelle.

    Bien retenir que l'alto est une quinte plus bas que le violon et le violoncelle une octave plus bas que l'alto.
    Les cordes du violon sont Sol2, Ré3, La3, Mi4.
    Les cordes de l'alto sont Do2, Sol2, Ré3, La3.
    Les cordes du violoncelle sont Do1, Sol1, Ré2, La2.

    Travail individuel à la maison : pour bien travailler par exemple la partie Violon 2, un violoniste pourra commencer par la jouer, de façon répétitive *, en écoutant le MP3 Violon 2 seul (pour Hotteterre, pistes 11-12 du CD audio) puis le MP3 Violon 1, Violon 2 (piste 19), puis le MP3 Violon 2, Violon 3 (pistes 21 et 22) puis le MP3 Violon 1, Violon 2, Violon 3 (pistes 03-04). Voir hotteterre.html .
      * N.B. Disposer d'un lecteur de CD audio permettant de répéter automatiquement plusieurs fois l'audition d'une même piste est utile.
        
       

    EXEMPLES
    Piste 12. Violon 2 seul.
    Tempo 144 noires /min.
        Piste 19. V1V2.
    Tempo 104 noires /min.
        Partition V1V2V3        Partition V1V2Vc 
    Avec « Pizzicato », on peut choisir le tempo, la fréquence du La (440 Hz, 442 Hz...) et l'instrument (violon, violoncelle, piano, etc.) dont le logiciel simule le timbre.

    Remarque : « Audacity »  doit pouvoir permettre de modifier le tempo (sans modifier la hauteur des notes) d'un enregistrement musical ainsi créé. Cependant, personnellement, il nous paraît plus sûr et plus rapide de réaliser (si nécessaire) avec « Pizzicato » un nouveau fichier WAV à un tempo différent en utilisant la partition qui a déjà été saisie, fichier WAV que l'on peut ensuite convertir en MP3 avec « Audacity », d'un simple clic de souris.

    « Audacity »  est un logiciel gratuit très utile qui permet d'enregistrer facilement au format WAV ou MP3 tout document sonore que l'on peut écouter avec son ordinateur. Par exemple une émission de radio (sur France musique , sur Radio classique , sur France culture ...), le son d'une vidéo de Youtube, etc.

  • Exemple d'enregistrement MP3 (paroles et musique) obtenu avec « Audacity » : émission du 31 mai 2014 (France musique).
  • Exemple d'enregistrement MP3 (musique) obtenu avec « Audacity » : émission du 14 décembre 2016 (France musique). Duo violon & violoncelle, Renaud et Gautier Capuçon. Passacaille sur un thème de Haendel. Johan Halvorsen .
  • Exemple d'enregistrement MP3 (musique) obtenu avec « Audacity » : émission du 16 septembre 2014 (France musique). Il s'agit de l'interprétation par Thibault Noally  du premier mouvement (allemande) de la deuxième partita pour violon seul  (BWV 1004), en Ré mineur, de Jean-Sébastien Bach.
  • Exemple d'enregistrement MP3 (musique) obtenu avec « Audacity » (son d'une vidéo de Youtube ).
  • Exemple d'enregistrement MP3 (musique) obtenu avec « Audacity » : lecture depuis son ordinateur d'un CD audio du commerce.

    N.B. Cependant, il se pourrait, selon certaines remarques de lecteurs de ce site, que cette opération d'enregistrement avec « Audacity » ne soit pas toujours possible. Cela pourrait dépendre de caractéristiques particulières de l'ordinateur utilisé, mais il se peut aussi, en cas de non-fonctionnement, que cela soit dû simplement à une mauvaise configuration d'« Audacity » : essayer, dans l'interface du logiciel, de modifier ce qui apparaît sur l'image ci-dessous (et qui peut différer d'un ordinateur à un autre).

  • Remarque : les enregistrements audio de travail obtenus avec le logiciel « Pizzicato » et présents sur ce site utilisent la gamme à tempérament égal  (celle du piano) qui comporte douze demi-tons égaux. Dans ces enregistrements, le Si bémol et le La dièse par exemple ne différent donc pas (voir la page : À propos de la justesse ).

    De toute façon, que l'on doive adopter la « justesse naturelle » ou la « justesse tempérée », rappelons cette phrase pertinente d'Ivan Galamian : « Aucun violoniste ne peut jouer selon des formules mathématiques. On ne peut que suivre le jugement de son oreille... Un interprète doit constamment ajuster sa justesse à son accompagnement... », Enseignement et technique du violon, page 35 .

     TRAVAILLER AVEC UN SIMPLE DICTAPHONE     
    Nous utilisons le modèle Sony ICD-PX240  (représenté ci-contre), à prix modique, peu encombrant et très facile à utiliser. On peut copier sur son ordinateur avec un câble USB (qui est fourni) les enregistrements MP3 obtenus puis les modifier si nécessaire (coupures, ajout de titres vocaux...) en utilisant par exemple le logiciel gratuit « Audacity »  cité plus haut.
    Dans la mesure où l'on souhaite simplement pouvoir bien repérer les erreurs ou les maladresses que l'on a pu commettre afin de se corriger, les MP3 obtenus sont utiles.
    Afin d'obtenir des enregistrements MP3 de qualité acceptable, il ne faut pas jouer trop près du dictaphone : le placer par exemple à trois mètres de soi (ou l'enfermer dans sa boîte à violon). Et, si l'on doit ensuite écouter ces MP3 sur son ordinateur, il est conseillé d'équiper ce dernier de haut-parleurs émettant un son correct (voir par exemple : Logitech Multimedia Speakers Z150 ) et de régler le volume sonore à un niveau modéré.
    Pour une partition donnée, noter les dates des enregistrements successifs peut permettre de constater les progrès réalisés... et aussi de prendre conscience sans complaisance du travail qu'il faut encore accomplir .
    Exemple : enregistrement du 5 août 2015
    Allegro de Joseph-Hector Fiocco 
    Partition violon 1 
    N.B. Dans cet enregistrement MP3, le titre a été obtenu en utilisant le logiciel gratuit de synthèse vocale « Balabolka » (voir plus bas ).



     
    Pour graver un CD audio, on peut utiliser le logiciel gratuit CDBurnerXP . On peut préférer les CD-RW , que l'on peut effacer et réutiliser, aux CD-R .
     
    On peut réaliser un CD d'accompagnement de la partition que l'on désire travailler. Par exemple, on peut jouer au violon la partie Violon 1 de l'allegro de Fiocco  en écoutant en même temps (avec un lecteur de CD audio placé près de soi) les enregistrements des parties Violon 1, Violon 2, Alto et Violoncelle réalisés avec le logiciel « Pizzicato professionnel » .
    Évidemment, si l'on peut jouer en compagnie d'amis musiciens, au moins deux par pupitre(1), avec lesquels on peut répéter régulièrement, c'est beaucoup mieux... L'idéal, en l'occurrence, pour des musiciens amateurs non véritablement « chevronnés », serait de pouvoir réunir quatre violonistes et deux violoncellistes se soutenant mutuellement... Plus, si possible, deux altistes pour compléter le quatuor.
      (1) Ne pas être seul à jouer sa propre partition est très sécurisant. Cela permet de se rattraper en cas d’erreur concernant le rythme. Et, pour la justesse, l’expérience montre, en cas de fausse note commise par l’un des musiciens, qu'il se peut que l’auditeur n’entende que la note juste. À condition évidemment que l’un au moins des musiciens du pupitre concerné ne se soit pas trompé . La fausse note est masquée en quelque sorte par la note juste qui est la note que l’oreille de l’auditeur attend. C’est une sorte de grâce accordée aux musiciens peu expérimentés. Et cela permet de ne pas interrompre l’ensemble trop souvent. Le but est de progresser...
     
    On peut éventuellement utiliser le logiciel gratuit « Balabolka »  de synthèse vocale pour créer un fichier audio MP3 donnant les titres (préalablement écrits au clavier) des partitions enregistrées. Ce fichier audio pourra par exemple être prévu au début du CD, avant les enregistrements musicaux correspondants.
    On peut aussi, très facilement, en utilisant « Audacity » , placer par copié-collé le titre du morceau (titre audio MP3 obtenu avec « Balabolka ») au début de l'enregistrement musical MP3 (écouter l'exemple ci-dessous).
     
    Autre remarque : certains de nos lecteurs nous ont demandé comment procéder pour télécharger un fichier MP3 (ou autre) prévu sur le présent site (ou sur un autre). Il y a au moins deux moyens :
    1. Dans le navigateur « Microsoft Internet Explorer », certaines rubriques du menu (« Fichier / Modifier », « Affichage / Source ») peuvent donner accès au code source du fichier HTML actuellement ouvert. Par exemple, depuis la page 'http://www.kiriasse.fr/gamarp.html' , on peut rechercher dans le code source l’adresse d’un MP3. Pour la gamme de sol majeur, on trouve : 'http://www.kiriasse.fr/mp3/gamarp_maj/02_gamarp_solmaj.mp3'. Il suffit alors de taper (ou de copier-coller) cette adresse dans le navigateur pour télécharger ce fichier MP3.

    2. On peut aussi utiliser le logiciel (gratuit) « Audacity » dont il est question plus haut, logiciel qui permet d’enregistrer au format MP3 (ou autre) tout ce qui peut être écouté depuis l’ordinateur (musique ou paroles).