Ami(e)s apprenti(e)s violonistes « d'un certain âge ou d'un âge certain », veuillez écouter ce court enregistrement MP3.

Il s'agit de propos de Laurent Cohen, neurologue, sur la notion de « plasticité cérébrale » . France 2, 2009.

À moins de souffrir d'arthrose ou de surdité * sévères (ce qui n'est heureusement pas nécessairement le cas de toutes les personnes âgées), pour quelle raison ne pourrait-on apprendre à jouer du violon (ou autre instrument à cordes frottées) à tout âge et progresser ? Cela demande travail et persévérance associés à une confiance résolument optimiste dans les potentialités du système nerveux humain. Alors que, dans un passé pas si lointain, on affirmait qu'on ne pouvait plus apprendre à jouer du violon après l'âge de l'enfance, démoniaque contre-vérité qui a laissé des traces, sous forme d'idées reçues tenaces, préjudiciables (en raison de ce qu'on a pu appeler « prophétie autoréalisatrice » ) au développement de la pratique de la musique en général et surtout du violon (instrument qui est vraisemblablement le plus difficile à maîtriser, avec ceux de la même famille).

S'efforcer à tout âge de jouer quotidiennement du violon (en réfléchissant bien à ce que l'on fait et en s'écoutant attentivement sans complaisance), c'est rester jeune et raisonnablement espérer pouvoir « mourir en bonne santé »... le plus tard possible. Mais après avoir au moins entrevu la lumière entre « sensible » et « suprasensible » . Comme le « pari de Pascal » , c'est un beau pari. Même si l'on ne peut raisonnablement espérer devenir un virtuose en quelques mois ni même en quelques années.

*      À propos de surdité... Mieux vaut éviter les cuivres []
et / ou utiliser des protections auditives [] ou [].